AFP - 15 septembre 2009
Charte pour une pub éco-responsable: bilan positif pour Borloo et Jouanno
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PARIS — Le ministre du Développement durable Jean-Louis Borloo et la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Chantal Jouanno ont dressé mardi un bilan positif de la charte signée en 2008 pour une publicité "éco-responsable", tandis qu'Agir pour l'environnement a réclamé un système plus contraignant.

Rappelant que le gouvernement a fait le choix d'une meilleure régulation de la profession plutôt que la voie réglementaire, M. Borloo a estimé lors d'une conférence de presse que "le pari de la confiance est au rendez-vous", au bout d'un an d'application de la charte.

"On peut constater la très forte mobilisation des uns et des autres", a-t-il souligné.

La charte pour une publicité "éco-responsable", signée en avril 2008 par les publicitaires et le gouvernement, interdit notamment d'utiliser l'argument écologique quand le produit ne l'est pas et d'inciter à un comportement qui peut porter atteinte à l'environnement.

"Les six articles de la charte, qui constituent chacun un engagement précis, ont tous été mis en oeuvre", a déclaré Jean-Pierre Teyssier, président de l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP).

"En dépit d'un recours de plus en plus important à l'argument écologique dans les publicités (multiplié par 5,5 en 3 ans), le taux de manquement a été divisé par deux" entre 2006 et 2009, s'est-il félicité.

La charte avait entraîné la création, aux côtés de l'ARPP, d'un jury de déontologie publicitaire, organisme de sanction composé de membres indépendants, et d'un conseil paritaire de la publicité, lieu de dialogue composé pour moitié de représentants d'associations de défense des consommateurs ou de l'environnement.

Ces dernières s'étaient montrées très sceptiques lors de la signature de la charte.

Dans un communiqué, Agir pour l'environnement a poursuivi ses critiques, regrettant que "l'action de l'Etat se résume à tirer, une fois l'an, un bilan de son inaction en matière de contrôle de la publicité".

"L'absence de sanctions alliées à un autocontrôle laxiste est une invite faite au petit monde de la pub à ne pas respecter des engagements, fussent-ils virtuels et peu contraignants", a jugé l'association.


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