Agir pour l'Environnement - 31 mai 2010
GREENWASHING - Le Duster, le 4x4 de Renault-Dacia devant le Jury de déontologie de la publicité vendredi 04 juin 2010
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Paris, le 31 mai 2010 : A la suite d’une plainte déposée auprès de l’Autorité de Régulation des Professionnels de la Publicité par Stéphen Kerckhove, délégué général d’Agir pour l’Environnement, une publicité vantant les mérites écologiques supposés du 4x4 Duster de Renault-Dacia sera examinée par le Jury de Déontologie de la Publicité vendredi 04 juin 2010 à 9 heures.

En date du 15 avril 2010, le constructeur automobile Renault-Dacia a promu les prétendues vertus écologiques de son nouveau 4x4 à l’aide du slogan « Duster : un 4x4 respectueux de l’environnement à un prix jamais vu », s’attirant ainsi les foudres des écologistes. Pour Stéphen Kerckhove, délégué général d’Agir pour l’Environnement, « Renault-Dacia, non content de commercialiser un 4x4 avec l’argent du plan de relance, tente d’imposer, au travers d’une campagne de publicité délictueuse, l’idée selon laquelle un 4x4 rejetant jusqu’à 188 g CO2/km serait écologique. Scandaleux à double titre ! ».

Alors que l’ensemble des 4x4 de la gamme Duster émettent en moyenne 172 g CO2/km avec un pic à 188 g pour le plus émetteur, l’association Agir pour l’Environnement relève une fois encore l’inefficacité de l’autocontrôle publicitaire à la française. Selon l’Ademe, la moyenne des émissions de véhicules neufs vendus en 2009 s’établit à 133 g CO2/km.

Aucun des modèles de 4x4 présentés par Renault-Dacia n’ouvre droit à un bonus. Il apparait donc, pour l’association, que ce constructeur a induit délibérément en erreur le consommateur en fondant sa communication sur les vieilles recettes du blanchiment écologique.

Même si ce constructeur était finalement condamné par le Jury de Déontologie de la Publicité (ce qui reste loin d’être gagné au regard des procédures similaires précédentes), Agir pour l’Environnement constate que cette « autorégulation » publicitaire née du Grenelle de l’environnement ne fait que gérer maladroitement et a posteriori les dérives de la pieuvre publicitaire au lieu d’interdire a priori les campagnes manifestement illégales.

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