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La campagne Hypermarchés... le début de la "Faim", éditée à 20 000 exemplaires, a été initiée par Agir pour l'Environnement afin de faire pression sur Le ministre de l'économie et le ministre de l'agriculture, afin d'obtenir un moratoire sur la création ou l’extension des zones commerciales périphériques, de privilégier les circuits courts et d'améliorer notre autonomie alimentaire par la sauvegarde des terres agricoles. Cette campagne a débuté le 20/10/2017 et devrait se clore le 31/03/2018.

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Des Etats Généraux de l’Alimentation aux Etats généraux de la Malbouffe ?!

25/09/2017

Dans un silence assourdissant, les Etats généraux de l’alimentation battent leur plein. Quatorze ateliers rassemblant en moyenne une soixantaine d’acteurs débattent de l’avenir de l’agriculture et de l’alimentation.

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Censés être le lieu du débat et de la recherche de solutions pour sortir l’agriculture française des crises chroniques qui la secouent régulièrement, ces Etats généraux de l’alimentation sont avant tout une sorte de « bateau ivre » sans capitaine ni objectifs clairement énoncés.

A peine y voit-on un ministre de l’agriculture esseulé, multipliant les annonces qui cachent mal l’impréparation et l’amateurisme d’un processus dont personne ne comprend le sens. Pire, alors même que les associations de protection de l’environnement, ont bataillé en coulisse pour être toléré à la table des négociations, les ONG ne représentent à peine que 3 à 4% des acteurs invités à débattre. Cette marginalité s’inscrit dans une volonté à peine cachée du ministre de l’agriculture de mettre en avant quelques acteurs économiques, rebaptisés pour l’occasion « société civile ». Certains ateliers des Etats généraux de l’alimentation sont ainsi directement présidés par Danone, Système U et le groupe agro-industriel Avril, l’un des principaux responsables de la crise agricole !

De fait, les dés sont pipés d’avance puisque cette nouvelle « société civile » ne recherche pas à défendre l’intérêt général mais à préserver les intérêts bien compris des agrochimistes et de la grande distribution. C’est dans ce cadre bien précis qu’il faut interpréter les décisions prises par le nouveau ministre de l’agrochimie. Alors même que plus de 700 acteurs réunionitent à n’en plus finir, le ministre annonce sans aucune concertation, la fin des aides au maintien des paysans bio ; cassant ainsi un outil nécessaire pour sécuriser à long terme l'intérêt croissant des agriculteurs français pour la bio.

Comme si cela ne suffisait pas, dans un jeu de rôle parfaitement huilé dont la société du spectacle à le secret, quelques dizaines d’agriculTueurs manifestent contre l’interdiction du glyphoste, sitôt suivie par l’annonce du ministre de prolonger de 5 ans l’autorisation de cet herbicide cancérigène !

Dans la vision étriquée d’un ministère co-gérant l’agriculture avec le syndicat majoritaire, la bio n’est acceptable que si elle demeure confinée à une relative marginalité ; comme les associations de protection de l’environnement... Le syndrome du pot de fleur égayant la table des négociations n’est jamais loin !

Pendant ce temps, les projets de fermes-usines se multiplient entretenant le ferment des crises agricoles à venir entrainant l’élevage français dans une course folle à l’industrialisation ; pendant ce temps, la part de bio servie en restauration scolaire peine à franchir les 4% ; pendant ce temps, le ministre de l’agriculture simule une concertation en organisant des Etats généraux de la malbouffe !

Ministre de l’agrochimie et de la malbouffe, l’actuel locataire de la rue de Varennes a une transition agricole et alimentaire de retard. Il court derrière un modèle agricole à bout de souffle qui entretient une misère paysanne chronique, une contamination systématique des sols, des eaux et de toute la chaîne alimentaire, institutionnalise la souffrance animale tout en transformant nos campagnes en désert biologique et humain.

L’heure n’est désormais plus à la mise en scène d’une énième réunion censée sauver l’agro-industrie en appliquant méthodiquement les mêmes recettes qui nous ont conduits à l’impasse. Nous appelons à une véritable prise de conscience qui doit oser établir un diagnostic sans concession et proposer des solutions qui rompent enfin avec le prêchi-prêcha promut par le lobby agrochimiste.

Point de vue de Stéphen Kerckhove, délégué général d'Agir pour l'Environnement

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