#NDDL : Installation de la commission du dialogue… de sourd !

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 Après des mois de mobilisation alliant radicalité et créativité, des années d’oppositions tenaces contestant le bien-fondé d’un projet inutile, coûteux et destructeur de l’environnement, le premier ministre et ancien maire de Nantes installe ce jour une commission du « dialogue » dont la vocation est d’écouter sans entendre, évoquer le projet sans le remettre en cause.

Point de vue de Stéphen Kerckhove, délégué général d’Agir pour l’Environnement

 Après des mois de mobilisation alliant radicalité et créativité, des années d’oppositions tenaces contestant le bien-fondé d’un projet inutile, coûteux et destructeur de l’environnement, le premier ministre et ancien maire de Nantes installe ce jour une commission du «  dialogue » dont la vocation est d’écouter sans entendre, évoquer le projet sans le remettre en cause. En affirmant que "nous ne sommes pas autre chose qu'une commission de dialogue et par conséquent nous ne jugeons pas le projet", le président de cette commission réduit le périmètre de celle-ci a un vague «  échange » entre gens de bonne compagnie, acceptant un préalable inacceptable : «  quels que soient les arguments avancés, le projet se fera » !

 Comble du ridicule qui a amené les principales associations mobilisées à refuser de participer à une "commission du dialogue de sourd". Force est de constater qu’à force de s’écouter parler, certains responsables politiques confondent «  dialogue » et « monologue », glissant sans s’en rendre compte de l’échange au soliloque.

 Le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes mérite mieux que la création d’une énième commission Théodule simulant la concertation pour mieux imposer un projet contesté.

Il est grand temps que le premier Ministre accepte enfin de rouvrir un dossier qui s’est embourbé dans la zone humide de Notre-Dame des Landes. Ce n’est pas le moindre des paradoxes que de constater qu’un projet d’aéroport s’écrase au décollage !

Rappelons deux évidences : Un dialogue se fait à deux. Une concertation sérieuse ne préjuge pas du résultat de celle-ci. A défaut, cette concertation se réduit à une vague information institutionnelle nulle et non avenue.