Bonnet d’âne du palmarès des cantines bio : Mâcon détrônée par Évreux
Communiqué de presse
Publiée le 2 février 2026Avec un taux d’aliments issus de l’agriculture biologique servis dans les cantines scolaires gérées par la ville d’Évreux s’établissant à 0,54% en 2024, la préfecture de l’Eure récupère le bonnet d’âne du palmarès des cantines bio publié par Agir pour l'environnement, un titre jusque-là détenu par la ville de Mâcon.
La ville d’Évreux avait jusqu’à présent refusé de transmettre ses données publiques, s’exposant à la menace d’une condamnation par le tribunal administratif, saisi pour l’occasion par Agir pour l’environnement.
Avec une part de bio résiduelle, la commune d'Évreux affirme dans un courrier adressé à Agir pour l’environnement qu’elle est « pleinement engagée dans une démarche de transparence et d’amélioration continue de la qualité de sa restauration collective, conformément aux exigences de la loi EGalim ». L’association ne peut que constater l'écart existant entre des propos lénifiants et une action qui méconnaît explicitement les obligations légales s’imposant pourtant à cette collectivité.
Pour Jacques Caplat, coordinateur des campagnes Agriculture et Alimentation au sein de l’association Agir pour l’environnement, « ce sont les enfants scolarisés dans les écoles primaires gérées par la ville d’Évreux qui paient directement l’inconséquence de cette collectivité. En refusant d’appliquer la loi EGalim, le maire d’Évreux rejette idéologiquement les atouts que représente une alimentation biologique pour la santé des enfants, tout en refusant de soutenir activement les 260 fermes bio du département de l’Eure ».
Alors que la préfecture de l’Eure sert près de 3 800 repas par jour, le budget bio des cantines scolaires d’Évreux s’est établi à 14 667 euros en 2024, soit juste de quoi acheter moins d’un kiwi bio pour 4 personnes, sept yaourts par enfant et un plat de lentilles issues de l'agriculture biologique sur l’année. Pour Stéphen Kerckhove, directeur général d’Agir pour l’environnement, « dans les cantines scolaires d’Évreux, le maire est prêt à vendre la santé des enfants pour un plat de lentilles bio ! ».
À l’autre bout de ce premier palmarès des cantines bio, les villes de Saint-Étienne, Périgueux, Bordeaux et Lyon caracolent en tête avec respectivement 74,54 %, 70,76 %, 66,20 % et 58 % de bio servi dans leurs cantines scolaires.
Contacts presse
- Jacques CAPLAT I Coordinateur des campagnes agriculture et alimentation chez Agir pour l'environnement
- Stéphen KERCKHOVE I Directeur général d'Agir pour l'environnement