Démantèlement de l'ADEME : le passage en force comme mode de gouvernance ?
Communiqué de presse
Publiée le 21 mai 2026À ce jour, plus de 22 000 personnes ont signé la pétition mise en ligne par Agir pour l'environnement en soutien à l'Agence de la transition écologique (ADEME), qui continue de s'opposer fermement au projet de loi « visant à renforcer l'État local »
À l’occasion d’un conseil d’administration extraordinaire ce mardi 19 mai 2026, l’ADEME a exprimé son opposition ferme et déterminée au projet de loi dit « État local » et son article 7 qui prévoit de fusionner une partie de ses effectifs avec les directions régionales de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL).
Cette opposition du conseil d’administration de l’ADEME s’ajoute à une tribune signée par huit anciens ministres de l’Environnement et à une mobilisation citoyenne rassemblant, via une pétition mise en ligne par Agir pour l’environnement, plus de 22 000 signatures.
Face à cette mobilisation qui transcende largement les clivages politiques, le gouvernement poursuit inlassablement une stratégie qui fait la marque du macronisme : dialoguer sans écouter ; feindre l'écoute sans entendre.
De fait, en transférant une partie des effectifs de l’ADEME aux DREAL sous tutelle des préfets et donc du ministère de l’Intérieur, le gouvernement démantèle à bas bruit le ministère de la transition énergétique. Pour Agir pour l’environnement, « en un mot comme en cent, notre maison brûle et le gouvernement nous enfume ! »
Agir pour l’environnement exprime son plein et entier soutien aux salariés de l’Agence de la transition écologique et appelle les parlementaires à censurer l’article 7 du projet de loi dit « État local ».
Contact presse
- Stéphen KERCKHOVE I Directeur général d'Agir pour l'environnement