Démission de Monique Barbut : qui ça ?
Communiqué de presse
Publiée le 22 juillet 2026Inexistante sur le plan médiatique comme sur le plan politique, Monique Barbut vient d’annoncer sa démission du poste de ministre de l’Environnement. Critiquer son bilan serait, selon Agir pour l’environnement, un exercice artificiel tant celui-ci est maigre.
Tout au plus peut-on constater avec amertume le manque de ténacité d’une ministre qui a laissé se multiplier les attaques contre l’Ademe, le personnel de l’OFB ou encore de l’Agence Bio ; une ministre qui a joué à cache-cache durant la canicule ou hier encore à l’Assemblée nationale, lors des débats ayant conduit à l’adoption de la loi d’urgence agricole réautorisant les néonicotinoïdes ; une ministre, enfin, qui aura accepté en silence un budget en baisse ainsi que l’amputation du Fonds vert.
Le peu de poids politique de la locataire de l’Hôtel de Roquelaure relève avant tout d'un choix éminemment politique d’un chef de l’État qui préfère une écologie transparente, inodore et incolore. En neuf ans de mandat, Emmanuel Macron aura usé huit ministres de l’Écologie, dont la longévité moyenne dépasse à peine une année (419 jours).
Cette nouvelle démission illustre le fossé entre les déclarations grandiloquentes du #MakeOurPlanetGreatAgain et une réalité politique marquée par des baisses soudaines et drastiques des budgets consacrés à la défense de l’environnement, ainsi que par la remise en cause répétée des agences étatiques et de leurs représentants.
© Portrait de Monique Barbut - Arnaud Bouissou / Terra - 2025
Contact presse
- Stéphen KERCKHOVE I Directeur général d’Agir pour l’environnement