EPR2 : Agir pour l'environnement dénonce l'envolée des coûts du programme

Communiqué de presse

Publiée le 7 octobre 2026

Alors que les coûts prévisionnels liés aux réacteurs EPR2 ne cessent d'augmenter, Agir pour l’environnement dénonce une fuite en avant, tandis que le gouvernement prévoit parallèlement de réduire le budget de l’Agence de la transition écologique (ADEME) et de limiter certaines aides au déploiement des énergies renouvelables.

EPR2 : Agir pour l'environnement dénonce l'envolée des coûts du programme

Pour l'association, ces décisions fragilisent une filière pourvoyeuse d’emplois et contribuant à l’indépendance énergétique de la France.

En juillet 2020, la Cour des comptes publiait un rapport dans lequel les hauts magistrats rappelaient qu’EDF estimait le coût prévisionnel de trois paires de réacteurs EPR2 à 46 milliards d’euros. La hausse vertigineuse des estimations de coût de ces réacteurs, censés être une version simplifiée, optimisée et moins coûteuse que l’EPR de Flamanville, ne faisait alors que commencer.

En 2022, à l’occasion du lancement du débat organisé par la Commission nationale du débat public, le dossier du maître d’ouvrage, EDF, indiquait que « le coût total du programme de construction de trois paires de réacteurs EPR2 en France proposé par EDF est de 51,7 milliards d’euros ».

Le 18 décembre 2025, nouveau bond en avant : EDF annonce un devis prévisionnel de 72,8 milliards d’euros pour les six EPR2, soit une hausse de 40 % par rapport à l’estimation de 2022.

Le 2 octobre 2026, dans le cadre du projet de loi de finances pour 2027, le gouvernement estime à 53,6 milliards d’euros les intérêts liés au financement du programme dans son scénario central. En intégrant l’évolution du coût de construction en euros courants sur la durée du chantier, la facture totale des six EPR2 atteint ainsi 153,6 milliards d’euros. Dans un scénario encore plus défavorable, intégrant notamment des hypothèses de taux d’intérêt plus élevés et des retards supplémentaires, les seuls intérêts pourraient atteindre 89 milliards d’euros.

À date, un EPR2 sera donc plus cher que l’EPR de la Flamanville, gommant toute prétention liée à des économies d’échelle et autres effets d’apprentissage susceptibles de baisser la facture, confirmant ainsi les craintes exprimées de longues dates par les écologistes.


Contacts presse

  • Oliver CHARLES | Coordinateur des campagnes climat, énergie et transports

  • Stéphen KERCKHOVE | Directeur général

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