Journée mondiale contre la publicité : ce que la pub ne dit pas

Actualité

Publiée le 25 mars 2026

La journée internationale contre la publicité, célébrée le 25 mars, est l’occasion de se questionner sur les impacts négatifs de la publicité. À l’heure où la sobriété devrait primer, la publicité continue d’encourager la surconsommation à grand renfort de campagnes aussi coûteuses sur le plan financier qu’environnemental.

Journée mondiale contre la publicité : ce que la pub ne dit pas


Des investissements publicitaires toujours plus élevés, des produits toujours moins éthiques

Les chiffres sont frappants. Selon les dernières estimations de Havas International et RTL AdAlliance, les dépenses publicitaires mondiales devraient atteindre 1,3 trillion de dollars en 2026, ce qui constituerait une augmentation de de 9,1 % par rapport à 2025. Dans cette production publicitaire florissante, seulement 1,2 % des campagnes mettent en avant des produits à moindre impact sur l’environnement (ADEME x Kantar Media, 2O24).

Par ailleurs, les budgets en dépenses publicitaires sont désormais largement dominés par le digital, en forte croissance et qui concentre plus de 80 % des dépenses mondiales en publicité. Ces données mettent en évidence le double problème que pose la publicité : d’une part, des dépenses publicitaires toujours plus élevées continuent d’encourager la surconsommation ; d’autre part, une évolution des médiums de communication vers des usages digitaux polluants et énergivores. 

Le coût environnemental de la publicité

Si les formats physiques sont peu écologiques, il en va de même du digital, grand gagnant des budgets publicitaires depuis plusieurs années. Environ 71 tonnes de CO2 sont émises par une campagne publicitaire digitale classique selon une étude du Cabinet Fifty-five, faite en 2022. Cela équivaut à l’empreinte carbone générée par 7 citoyens français sur une année complète.

Une étude de NégaWatt révèle quant à elle l’impact environnemental considérable des écrans publicitaires : un seul écran consomme autant que trois familles.

Par ailleurs, le nombre d'écrans publicitaires n'a fait qu'augmenter récemment malgré les protestations des associations : on compte plus de 48 % d'écrans numériques dans les gares sur l'année 2025 d'après Reporterre. Ces chiffres doivent nous alerter sur l’impact environnemental significatif de la publicité digitale.

Idées obsolètes, pratiques publicitaires futuristes

L’usage effréné de la publicité, son infiltration dans chaque espace de nos vies et son appel permanent à la consommation devraient déjà appartenir à une époque révolue. Pourtant, le développement de moyens digitaux toujours plus intrusifs évoque bien plus les dystopies futuristes de la science-fiction.

Non seulement la publicité moderne utilise des moyens injustifiables, mais elle sert une fin qui l’est tout autant. Trop coûteuse, trop polluante et trop énergivore : il est urgent de réglementer la publicité pour aller vers une véritable sobriété énergétique, numérique et de consommation.


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