Les riverains des zones viticoles traitées sont exposés aux pesticides
Communiqué de presse
Publiée le 16 septembre 2025Une étude conjointe coordonnée par Santé Publique France et l’ANSES, intitulée PestiRiv et menée à proximité de 265 zones viticoles de six régions différentes, vient confirmer les inquiétudes des associations vis-à-vis de l’imprégnation des riverains des zones viticoles traitées.
Les riverains des zones viticoles traitées ont une imprégnation urinaire aux pesticides de 15 à 45 % supérieure à la population générale. Les poussières analysées par les agences sanitaires peuvent connaître une augmentation de la contamination, selon les produits analysés de quelques pourcents à plus de 1 000 %.
Sans surprise, cheveux et air intérieur sont également plus contaminés en zones viticoles.
Durant les périodes de traitement, Santé Publique France et l’ANSES ne peuvent que constater que les urines, les poussières et l’air ambiant sont plus contaminés que durant les périodes « hors-traitement ». Selon les agences ayant coordonné cette enquête, « l’augmentation de l’imprégnation urinaire peut atteindre 60 % et l’augmentation de la contamination des poussières varie selon les substances de quelques pourcents à 700 % ».
Pour Agir pour l’environnement, cette étude sans précédent vient confirmer les alertes sanitaires maintes fois émises par les associations de riverains.
Agir pour l’environnement soutient les propositions émises par Santé Publique France et l’ANSES, notamment celles plaidant pour une réduction de l’utilisation des pesticides. Il est utile de relever que les agences sanitaires indiquent que « la prévention des expositions des riverains de cultures ne doit pas prioritairement reposer sur des mesures individuelles ».
Alors que la vigne représente 3,7 % de la surface agricole française mais qu’elle consomme à elle seule environ 20 % des pesticides, il n’y a rien d’étonnant à ce que les riverains soient plus fortement exposés que la population générale.
Agir pour l’environnement interpelle le Premier ministre pour enfin agir avec célérité et réduire ainsi l’exposition des riverains des zones viticoles traitées.
Contact presse
- Stéphen Kerckhove I Directeur général d'Agir pour l'environnement