Nomination à l’Office français de la biodiversité : l’extrême-droite exige un scalp, le Premier ministre aiguise la lame
Communiqué de presse
Publiée le 29 janvier 2026La nomination de l'écologiste Anne Le Strat au poste de directrice générale déléguée de l’Office français de la biodiversité (OFB) suscite une contestation virulente de la part d’une partie du monde agricole. Agir pour l’environnement apporte son plein soutien à Anne Le Strat et appelle les pouvoirs publics à défendre l’indépendance des institutions environnementales, ainsi qu’à condamner clairement toute forme de pression, de menace ou de violence à l’encontre de celles et ceux qui œuvrent pour la protection du vivant.
Le 20 novembre 2025, le tout nouveau président de la Coordination Rurale affirmait avec une agressivité non feinte qu’il « fallait faire la peau aux écolos ». Cette menace de mort attend toujours une réaction officielle du Premier ministre, Sébastien Lecornu.
Le 11 décembre 2025, le syndicat d’extrême-droite ciblait les locaux de l’Office français de la biodiversité, d’un député écologiste et de deux associations de défense de l’environnement.
Violence et insultes sont désormais d’une telle banalité qu’ils rythment le débat public sans produire la moindre réaction d’ampleur des pouvoirs publics.
C’est dans cette ambiance de violence désinhibée où l’adversaire politique devient un ennemi à abattre que le Premier ministre a saisi l’Inspection générale de l’agriculture et l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable afin d’enquêter… sur les modalités de recrutement d’une écologiste à la tête de l’Office français de la biodiversité. Compétente, femme et écologiste, le triptyque gagnant pour faire d’Anne Le Start la cible idéale du syndicat agricole d’extrême-droite.
Incongrue et choquante, la saisine du Premier ministre dit beaucoup de l’influence de l’extrême-droite qui réclame régulièrement un scalp comme symbole de son pouvoir grandissant. Avec la célérité de celui qui ne sait pas de quoi est fait l’avenir, le Premier ministre exécute docilement les exigences d’une minorité violente. Aux dernières élections des chambres d’agriculture, la Coordination Rurale n’a réuni que 43 825 voix au niveau national, soit à peine 21,36 % des suffrages.
Contacts presse
- Jacques CAPLAT I Coordinateur des campagnes agriculture et alimentation chez Agir pour l'environnement
- Stéphen KERCKHOVE I Directeur général d'Agir pour l'environnement