Retour des passoires thermiques sur le marché locatif : un recul qui organise la surconsommation électrique et vide le portefeuille des locataires

Communiqué de presse

Publiée le 28 avril 2026

Agir pour l’environnement dénonce avec force le projet d'assouplissement de l'interdiction de location des passoires thermiques annoncé par le gouvernement le 23 avril 2026. En remettant la rénovation énergétique à plus tard, cette mesure serait un recul sur le plan environnemental autant que social.

Retour des passoires thermiques sur le marché locatif : un recul qui organise la surconsommation électrique et vide le portefeuille des locataires

Assouplissement de la législation sur la mise en location des passoires thermiques : un retour en arrière

Le gouvernement a annoncé le 23 avril un projet de loi qui permettrait un retour des passoires thermiques sur le marché locatif, à la seule condition d’un « engagement de travaux sous 3 à 5 ans ». En simple, l’obligation de rénover les passoires thermiques pour les mettre en location serait remplacée par une promesse conditionnelle.

Présentée comme un simple ajustement technique pour faire face à la crise du logement, cette mesure constitue en réalité un recul majeur de la politique de rénovation énergétique, repoussée à plus tard, en totale contradiction avec les enjeux pressants du changement climatique.

Conséquences pour les locataires et la stratégie énergétique

Si ce projet de loi est adopté, ce sont les locataires qui finiront par payer les coûts de cette mesure : les personnes qui habiteront ces logements énergivores, difficiles à chauffer ou rafraîchir efficacement, verront leurs factures d’électricité et de gaz monter en flèche.

Cette politique a aussi des conséquences lourdes sur la stratégie énergétique française : en retardant la rénovation des passoires thermiques, elle contribue à maintenir une demande élevée en électricité, notamment pour les logements chauffés électriquement, alimentant artificiellement les besoins électriques du pays.

Les demandes d'Agir pour l'environnement

Agir pour l’environnement alerte sur le fait que cette hausse artificielle de la consommation d’électricité pourrait servir à justifier la relance du programme nucléaire, notamment la construction de nouveaux réacteurs EPR2.

Plutôt que d’organiser cette fuite en avant énergétique, il est urgent de réaffirmer une politique ambitieuse de rénovation thermique des logements, seule à même de réduire durablement les consommations, de protéger les ménages et de répondre aux enjeux climatiques.


Contacts Presse

  • Oliver CHARLES I Coordinateur des campagnes climat, énergie et transports chez Agir pour l'environnement
  • Stéphen KERCKHOVE I Directeur général d'Agir pour l'environnement

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