Sommet international sur l’énergie nucléaire : le nucléaire ne répond pas aux besoins d'une transition énergétique

Communiqué de presse

Publiée le 12 mars 2026

Ce mardi 10 mars, la France a accueilli le Sommet international sur l’énergie nucléaire, organisé en collaboration avec l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). De nombreux acteurs étatiques et experts ont débattu du rôle du nucléaire dans la transition énergétique, des modalités de financement des futurs projets nucléaires et des nouvelles technologies comme les EPR2 ou les Small Modular Reactors (SMR). Selon Agir pour l’environnement, le nucléaire ne répond pas aux besoins d’une transition énergétique qui exige de s’éloigner rapidement des énergies fossiles.

Sommet international sur l’énergie nucléaire : le nucléaire ne répond pas aux besoins d'une transition énergétique

En réponse aux échanges qui se sont tenus lors de ce Sommet, Agir pour l'environnement affirme que les projets industriels nucléaires EPR2 ne sont pas adaptés aux enjeux climatiques actuels. Ils nécessitent trop de temps pour être construits, et ce, sans pouvoir compter les retards généralement accusés par ce type de projets.

La technologie EPR n’est pas mature, comme l’a montré le chantier de Flamanville, qui a accumulé plus de douze ans de retard et dont le coût a atteint 19,1 milliards d’euros, contre 3,3 milliards initialement prévus. La stratégie française consistant à se projeter dans la construction de 6 à 14 nouveaux EPR2 apparaît ainsi à la fois extrêmement risquée sur le plan technologique et inadaptée au regard de l’urgence climatique.

Par ailleurs, dans le contexte actuel de tensions géopolitiques mondiales, le nucléaire apparaît de plus en plus vulnérable. La guerre en Ukraine a notamment montré que les sites de centrales nucléaires sont des infrastructures très sensibles, pouvant devenir des cibles militaires. Il ne faut pas non plus oublier que la France importe toujours de l’uranium enrichi et certains services liés au cycle du combustible de Russie, ce qui illustre les dépendances inhérentes à notre système énergétique.

Agir pour l’environnement demande à ce que le choix national du nucléaire fasse l’objet d’un véritable débat démocratique, et non qu’il résulte d’un lobbying intense de l’industrie nucléaire, visant à soutenir une filière française qui a largement perdu de sa capacité industrielle au cours des vingt dernières années.


Contacts Presse

  • Oliver CHARLES I Coordinateur des campagnes climat, énergie et transports chez Agir pour l'environnement
  • Stéphen KERCKHOVE I Directeur général d'Agir pour l'environnement

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